Dans le New York Times du 27 août 1943, on pouvait lire
à propos d'Auschwitz :
Les conditions de vie sont particulièrement dures au camp d'Oswiecim
(Auschwitz). Selon des estimations, 58 000 personnes y ont péri.
L'étonnant, c'est que le nombre de victimes avancé était
plutôt en deçà de la réalité, et Dieu
sait combien la mention des dures conditions de travail était elle
aussi exacte. Pour les raisons déjà énoncées
plus haut, il est impossible que les Alliés aient ignoré pendant
deux ans ce qui se passait dans le plus grand des camps de concentration
allemands. Ce n'est qu'au cours de l'avant-dernière année
de la guerre que la légende prit forme concrètement.
Arthur Butz a magistralement démontré, dans son ouvrage The
Hoax of the Twentieth Century, comment la propagande d'Auschwitz a commencé
au début de l'été 1944 par des récits sur le
gazage de 400 000 juifs hongrois à Birkenau et comment ce massacre
a été << prouvé >> par la suite
grâce à des documents falsifiés.
Il était logique que les instigateurs du mythe des chambres à
gaz fissent d'Auschwitz le centre de leur propagande. Il était le
camp le plus important, enregistrait par moments, du fait des épidémies
de typhus, des taux de décès énormes et était
équipé de crématoires. En outre, Birkenau faisait fonction
de camp de transit pour les juifs transférés à l'Est.
Un immense complexe concentrationnaire, un taux de mortalité élevé,
un poison à base d'acide cyanhydrique utilisé en masse (le
Zyklon B était aussi livré aux quelque quarante sous-camps),
des milliers de déportés juifs qui arrivaient à Birkenau
et avaient disparu quelque temps plus tard, apparemment sans laisser de
traces, sans compter les sélections au cours desquelles on séparait
les détenus aptes au travail des inaptes au travail -- on ne pouvait
rêver conditions plus favorables à la naissance d'un mythe.
Auschwitz fut libéré le 27 janvier 1945. Dès le 2 février
paraissait dans la Pravda un long récit des abominations qui
y avaient été perpétrées, récit dans
lequel on pouvait lire notamment ceci :
Les chambres à gaz fixes de la partie orientale du camp avaient
été transformées. On les avait même pourvues
de tourelles et d'ornements architectoniques, si bien qu'elles avaient l'aspect
d'inoffensifs garages (...) Ils [les Allemands] nivelèrent les << anciennes
fosses >> garnies de monticules, ôtèrent et anéantirent
les traces du système de chaîne de montage où des centaines
de gens avaient été tués à la fois par courant
électrique (...) (cité d'après le ndeg. 31
de la revue Historische Tatsachen. Robert Faurisson a été
le premier à prêter attention à l'article de la Pravda).
Aucun historien n'a jamais prétendu qu'il y avait des chambres à
gaz dans la partie orientale du camp (soit à Monowitz) et, depuis
lors, on n'a jamais plus entendu parler du système de chaîne
de montage permettant d'électrocuter les gens. Quant aux chambres
à gaz de Birkenau situées dans la partie occidentale du complexe
d'Auschwitz, la Pravda ne les mentionnait même pas ! --
ce qui prouve qu'à l'époque les Alliés ne s'étaient
pas encore mis d'accord sur la vérité officielle.
Après la libération, le camp fut fermé. Ensuite, seuls
quelques observateurs occidentaux triés sur le volet y furent admis
jusqu'à l'ouverture du musée d'Auschwitz.
Une fois la guerre terminée, les Britanniques cherchèrent
fiévreusement Rudolf Höss qui devait devenir le témoin
clé du plus grand crime de tous les temps. Mais Höss avait plongé
dans la clandestinité et vivait sous le nom de Franz Lang dans une
ferme du Schleswig-Holstein. Un détachement britannique finit par
le dénicher en mars 1946. Dans son livre Legions of Death
(Arrow Books Limited, 1983, p. 235 sqq.), l'écrivain anglais
Rupert Butler décrit comment les aveux de Höss ont été
obtenus.
Butler s'appuie sur les déclarations du sergent judéo-britannique
Bernard Clarke qui a dirigé l'arrestation et l'interrogatoire du
premier commandant d'Auschwitz :
Höss poussa un cri à la simple vue des uniformes britanniques.
Clarke hurla : << Ton nom ? >>
A chaque fois que la réponse était << Franz Lang >>,
Clarke écrasait de son poing la face du prisonnier. Au quatrième
coup, Höss craqua et reconnut qui il était. (...)
Tout là-haut le prisonnier fut arraché de sa couchette et
on lui arracha son pyjama. Il fut ensuite traîné nu vers une
des tables d'abattage et là Clarke crut que coups et cris n'auraient
pas de fin. (...)
On jeta sur Höss une couverture et il fut traîné vers
la voiture de Clarke où ce dernier lui déversa dans la gorge
une bonne rasade de whisky. Höss essayant alors de s'endormir, Clarke
lui plongea son stick de commandement sous les paupières et en allemand
lui ordonna : << Tiens tes yeux de cochon ouverts, espèce
de porc ! >> (...)
Il y fallut trois jours pour obtenir [de Höss] une déclaration
cohérente (traduction empruntée aux Annales d'histoire
révisionniste ndeg. 1, printemps 1987, p. 145-146).
Depuis maintenant presque un demi-siècle, le peuple allemand est
sous le coup de l'accusation monstrueuse d'avoir prononcé contre
les juifs une condamnation à mort collective et, dans la mesure où
ils pouvaient mettre la main sur eux, de les avoir anéantis par un
massacre commis de sang-froid. Ce sont des aveux extorqués sous la
torture qui servent de base à cette accusation.
A la vérité, les tortionnaires ont involontairement commis
quelques erreurs embarrassantes. Ils ont inventé un camp d'extermination
de << Wolzek >>, ou ont laissé Höss en
inventer un, et ils ont contraint Höss à avouer qu'il avait
visité dès juin 1941 le camp de Treblinka, lequel fut construit
treize mois plus tard.
Après avoir témoigné à Nuremberg, Höss
fut remis à la Pologne. A la prison de Cracovie il rédigea
son autobiographie, dont on peut supposer qu'elle est exacte en grande partie,
ainsi que ses notes sur l'extermination des juifs à Auschwitz. Nous
ne saurons jamais si les choses incroyables que Höss a racontées
dans sa description des processus de gazage et de crémation sont
nées dans l'imagination de son gardien ou s'il a eu l'intelligence
de décrire, par calcul, des impossibilités techniques qui
ne pouvaient manquer d'attirer l'attention un jour ou l'autre.
Bien qu'Auschwitz ait été désigné, dès
Nuremberg, comme le centre de l'extermination des juifs, on a, jusqu'en
1960, parlé bien davantage de Dachau et de sa ou ses chambre(s) à
gaz. Mais le mythe des chambres à gaz du Reich allemand a fini par
céder, car les preuves qu'on lui opposait étaient trop accablantes.
D'où la transplantation des chambres à gaz derrière
le Rideau de fer.
Le Musée d'Auschwitz a prétendu jusqu'en 1990 que 4 millions
de personnes avaient été assassinées dans ce camp.
Tout à coup, sans fournir de raisons, il a récemment réduit
ce chiffre à << un peu plus d'un million >>,
reconnaissant ainsi qu'il s'était fourvoyé pendant un demi-siècle.
Mais le nouveau chiffre n'est pas plus prouvé que l'ancien.
30) HITLER N'AVAIT-IL PAS << ANNONCÉ >>
L'HOLOCAUSTE ?
Faute d'autres preuves de l'assassinat de millions de juifs, les exterminationnistes
produisent des citations d'Hitler et d'autres dignitaires nazis, qui menacent
les juifs d'extermination. Dans le dernier chapitre du deuxième tome
de Mein Kampf, on peut lire ceci :
Si l'on avait, au début et au cours de la guerre, soumis une seule
fois douze ou quinze mille de ces Hébreux corrupteurs du peuple aux
gaz toxiques que des centaines de milliers de nos meilleurs travailleurs
allemands de toutes origines et de toutes professions ont dû subir
en campagne, le sacrifice de millions d'hommes sur le front n'aurait pas
été vain.
Le contexte dans lequel se situe le passage montre, tout comme le nombre
de douze à quinze mille personnes à éliminer, qu'Hitler
n'appelait pas de ses voeux l'extermination des juifs dans leur totalité,
mais seulement la liquidation des dirigeants marxistes -- à vrai
dire souvent juifs -- qu'il rendait responsables de la défaite de
l'Allemagne dans la première guerre mondiale.
Rares sont les livres d'histoire qui ne mentionnent pas le discours d'Hitler
du 30 juin 1939, dans lequel le dictateur déclarait :
Si les milieux juifs internationaux de la finance à l'intérieur
et à l'extérieur de l'Europe devaient réussir à
précipiter les peuples dans une nouvelle guerre mondiale, le résultat
n'en serait pas la bolchévisation de la terre et par conséquent
la victoire du judaïsme, mais l'anéantissement de la race juive
en Europe.
Ces propos constituent sans doute une claire menace d'extermination. Mais
il ne faut pas perdre de vue que l'emploi d'un langage guerrier était
depuis toujours typique du mouvement nazi qui avait dû se montrer
ferme, dès le début, dans les combats de rue ou en salle qui
l'avaient opposé à l'extrême gauche. Les nationaux-socialistes
étaient prompts à utiliser des mots comme << détruire >>
ou << anéantir >>. Il existe aussi du côté
des Alliés des quantités de citations de la même veine ;
c'est ainsi que Churchill a dit, le jour où l'Angleterre a déclaré
la guerre à l'Allemagne, que le but de la guerre était << la
destruction de l'Allemagne >>. Personne n'a eu l'idée
d'imputer à Churchill l'intention d'exterminer physiquement le peuple
allemand. En temps de guerre, les propos sanguinaires de ce type sont monnaie
courante.
En donnant à de telles citations valeur de preuve de l'Holocauste,
les exterminationnistes s'enferment dans une contradiction insoluble :
quand on leur demande pourquoi il n'existe pas de documents sur le génocide
ni de fosses communes remplies de victimes de l'Holocauste, ils répondent
que les Allemands ont voulu dissimuler leur crime aux yeux du monde et que,
par conséquent, ils se sont abstenus, d'une part, de rédiger
des documents et ont fait, d'autre part, disparaître tous les cadavres
des victimes ; selon les mêmes exterminationnistes, les dirigeants
nazis n'auraient éprouvé aucune gêne à étaler
leurs plans de génocide à la face du monde !
31) LE PROCÈS DE NUREMBERG
Comme il n'existe pas de preuves de l'Holocauste -- pas de documents, pas
de cadavres, pas d'armes du crime -- et que les paroles d'Hitler à
elles seules constituent une base vraiment trop maigre pour une accusation
aussi grave, les tribunaux furent chargés après la guerre,
par les vainqueurs, puis par les gouvernements allemands successifs, de
faire apparaître les preuves d'un génocide perpétré
sur des millions de personnes dans des chambres à gaz, sans qu'il
en soit resté la moindre trace.
L'objectif du procès de Nuremberg a été d'ériger
en fait historique les crimes, uniques dans l'histoire universelle, prétendument
commis par les Allemands.
Certes, les puissances occidentales n'ont pas reculé, à l'occasion,
devant les tortures physiques -- qu'on pense à Rudolf Höss et
aux gardiens de Dachau --, mais ils ont généralement utilisé
une tactique plus subtile : l'Holocauste étant considéré
commme un fait définitivement établi, les accusateurs ont
fait preuve d'une grande souplesse quant à la culpabilité
individuelle de tel ou tel accusé.
C'est ainsi qu'une figure aussi importante que le ministre de l'armement
Albert Speer a pu échapper à la potence en admettant l'Holocauste
et en reconnaissant sa complicité morale. Lors des procès
ultérieurs contre des nazis de seconde zone, les accusés ont
recouru, souvent avec succès, à la tactique consistant à
rejeter toute la faute sur des supérieurs morts ou disparus.
L'article 19 du statut du Tribunal Militaire International (TMI) issu de
l'Accord de Londres signé par les Alliés le 8 août 1945,
et base du procès de Nuremberg, prévoyait que << Le
Tribunal ne sera[it] pas lié par les règles techniques relatives
à l'administration des preuves (...) >> : toute pièce
que le tribunal estimait avoir valeur de preuve était admise. Le
tribunal pouvait accepter des pièces à conviction sans s'assurer
de leur fiabilité et rejeter des preuves à décharge
sans donner de raisons. Cela signifie en clair qu'on pouvait à volonté
forger des pièces à conviction et ignorer des preuves à
décharge.
En outre, l'article 21 du statut stipulait que << Le Tribunal
n'exigera[it] pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété
publique, mais les tiendra[it] pour acquis (...) >>. C'est le
tribunal lui-même qui décidait ce qu'était << un
fait de notoriété publique >>. Ainsi, la culpabilité
des accusés était établie d'entrée de cause,
puisque l'Holocauste et les autres charges qui pesaient sur eux étaient
des faits de notoriété publique.
Celui qui n'a pas lu lui-même les documents de Nuremberg ne peut pas
concevoir le caractère abracadabrant des accusations que les vainqueurs
ont portées contre les vaincus. Nous donnons ici deux exemples des
choses étonnantes qui ont été reprochées aux
Allemands à Nuremberg. Le premier nous vient des Américains,
le second des Soviétiques.
Contrairement à une opinion largement répandue, les Allemands
auraient disposé sous Hitler de la bombe atomique. Ils ne l'auraient
toutefois pas utilisée pour combattre les Alliés, mais uniquement
pour assassiner des juifs, comme le montre le dialogue suivant entre le
procureur américain Jackson et Albert Speer :
Jackson : Et certaines expériences et recherches ont
aussi été réalisées en matière d'énergie
atomique, n'est-ce pas ?
Speer : Nous n'en étions malheureusement pas si loin, car
du fait que les meilleures forces que nous avions en matière de recherche
atomique avaient émigré en Amérique, nous étions
très en retard dans le domaine de la recherche atomique et il s'en
fallait en soi de deux à trois ans encore pour que nous puissions
peut-être obtenir une fission de l'atome.
Jackson : On m'a remis certain rapport sur une expérience
réalisée à proximité d'Auschwitz et j'aimerais
bien savoir si vous en avez entendu parler et si vous en saviez quelque
chose. Le but de cette expérience était de découvrir
un moyen efficace permettant d'anéantir des gens de la manière
la plus rapide, sans devoir s'astreindre -- comme on l'avait fait jusqu'ici
-- à fusiller, gazer et brûler. A ce qu'on m'a communiqué,
l'expérience a été réalisée de la manière
suivante : on logea 20 000 juifs dans un petit village provisoire
construit temporairement dans ce but. Ces 20 000 juifs furent anéantis
presque instantanément à l'aide de la substance de destruction
nouvellement inventée, et, de fait, de manière telle qu'il
n'en resta pas la moindre trace. L'explosion provoqua une température
de 400 à 500 degrés Celsius et détruisit les gens de
telle sorte qu'ils ne laissèrent aucune trace du tout (Procès
des grands criminels de guerre devant le Tribunal militaire international,
Nuremberg, 14 novembre 1945-1er octobre 1946, volume XVI,
débats du 21 juin 1946).
Selon les accusateurs soviétiques, les Allemands ont assassiné
au camp de concentration de Sachsenhausen pas moins de 840 000 prisonniers
de guerre russes, en procédant comme suit :
Il y avait dans le petit local une ouverture d'une grandeur de 50 cm.
Le prisonnier de guerre se plaçait l'arrière de la tête
à hauteur du trou et un tireur qui se trouvait derrière le
trou lui tirait dessus. Mais ce dispositif était pratiquement insuffisant,
car, souvent, le tireur ne touchait pas le prisonnier. Au bout de huit jours,
on créa un nouveau dispositif. Le prisonnier était également,
comme auparavant, placé contre la paroi ; ensuite on faisait
descendre lentement une plaque de fer sur sa tête. Le prisonnier de
guerre avait l'impression qu'on voulait mesurer sa taille. Il y avait dans
la plaque de fer une cheville qui se détachait et frappait l'arrière
de la tête du prisonnier. Celui-ci s'écroulait mort sur le
sol. La plaque de fer était actionnée au moyen d'un levier
à pédale qui se trouvait dans un coin de ce local (op.
cit., volume VII, séance du 13 février 1946).
Selon l'accusation, les cadavres des 840 000 prisonniers de guerre
assassinés de la sorte avaient été incinérés
dans quatre crématoires mobiles montés sur la remorque d'un
camion. Ni l'assommoir à pédale, ni les crématoires
mobiles capables d'incinérer chacun 210 000 cadavres en un temps
record, ni les innombrables autres prodiges techniques décrits à
Nuremberg n'ont été présentés au tribunal. Mais
l'absence de corpus delicti a été largement contrebalancée
par les déclarations écrites de témoins déposant
sous serment.
32) LES PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION EN ALLEMAGNE
DE L'OUEST
On a peine à comprendre au premier abord que le gouvernement allemand
instruise encore aujourd'hui des procès contre de prétendus
criminels nazis. Les raisons en sont les suivantes :
De même que les structures politiques de la RDA ont été
créées par l'occupant soviétique, celles de la RFA
se sont formées sous le contrôle des occupants occidentaux,
des États-Unis au premier chef. Les Américains ont naturellement
veillé à ce qu'aucun dirigeant de l'État allemand amputé
qu'ils avaient tenu sur les fonts baptismaux ne s'écarte de leur
ligne sur des points importants. Par la suite, l'Établissement politique
s'est reproduit spontanément. Il s'agit là d'une tendance
inhérente aux structures hiérarchiques -- aucun athée
ou libre-penseur déclaré ne devient cardinal de l'Église
romaine.
Nous partons du principe que les chanceliers ouest-allemands, d'Adenauer
à Schmidt, ont cru à l'Holocauste, du moins dans ses grandes
lignes. D'ailleurs, même si cela n'avait pas été le
cas, ils se seraient gardés de révéler leurs doutes.
Pendant la guerre froide, la RFA avait besoin de la protection des États-Unis
contre la menace soviétique. Si les dirigeants de Bonn avaient mis
l'Holocauste en doute ou renoncé à instruire des << procès
de criminels de guerre >>, la presse américaine, en grande
partie sous contrôle sioniste, aurait réagi par un feu roulant
d'attaques antiallemandes, ce qui aurait empoisonné les relations
entre Bonn et Washington (on se rappelle que les sionistes ont calomnié
Kurt Waldheim pendant des années pour des crimes de guerre purement
inventés ; de crainte d'être taxé d'antisémitisme,
plus aucun homme politique occidental n'a osé rencontrer Waldheim
jusqu'à ce que le Tchèque Vaclav Havel, homme courageux et
honnête, vienne rompre le charme).
D'une part, la RFA voulait donc, grâce à ces procès,
donner aux États Unis l'image d'un allié modèle et
apporter la preuve de son orthodoxie démocratique, d'autre part,
ces procès jouaient un rôle important dans la politique intérieure.
En mettant sans cesse en évidence la brutalité unique du régime
nazi, on justifiait du même coup le système démocratico-parlementaire
qui était entaché du défaut de n'avoir dû son
introduction qu'à la victoire des Alliés. Et en faisant assister
à chaque procès d'innombrables écoliers, on se proposait
d'effacer dans la jeune génération toute trace d'esprit national
et d'amour-propre, pour assurer son adhésion à la politique
de Bonn qui prévoyait une subordination totale aux intérêts
des États-Unis. Ainsi, les procès ont joué un rôle
essentiel dans la << rééducation >>
du peuple allemand ; ils ont contribué à consolider l'ordre
d'après-guerre, auquel Bonn apportait aussi son soutien, et qui reposait
sur deux dogmes : la culpabilité exclusive de l'Allemagne dans
le déclenchement de la guerre et la cruauté sans exemple dans
l'histoire universelle du régime nazi, cruauté qui avait trouvé
son expression parfaite dans l'Holocauste.
Tout cela indique que le but de ces procès ne consistait pas à
tirer au clair des cas de culpabilité individuelle, mais était
de nature purement politique.
Il ne faut pas en inférer, bien sûr, que les accusés
étaient tous innocents ; certains d'entre eux étaient
certainement des assassins et des tortionnaires. Mais la question de savoir
lesquels étaient vraiment coupables et lesquels ne l'étaient
pas jouait un rôle tout à fait secondaire. Au fond, personne
ne s'intéressait aux personnages assis au banc des accusés :
ils étaient interchangeables.
Le simple fait qu'une expertise de l'arme du crime, à savoir les
chambres à gaz, n'ait été réclamée à
aucun de ces procès montre qu'ils n'ont pas été conduits
selon les principes d'un État de droit. Une telle expertise aurait
révélé l'impossibilité technique des gazages
massifs et la légende de l'Holocauste se serait effondrée
comme château de cartes.
Les seules pièces justificatives étaient les témoignages.
Anciens déportés, les témoins haïssaient tout
naturellement les accusés, car les conditions de vie dans les camps
de concentration avaient été souvent extrêmement mauvaises,
même sans chambres à gaz et sans massacres systématiques.
Dans ces conditions, les témoins étaient soumis à la
tentation irrésistible de reprocher aux accusés, outre des
méfaits peut-être réels, des crimes autrement plus graves.
Ils n'avaient strictement rien à craindre, car aucun témoin
n'a jamais été poursuivi pour faux témoignage dans
un procès de criminels de guerre allemands, pas même Filip
Müller, qui déclara au procès d'Auschwitz à Francfort
qu'un SS avait jeté un enfant dans la graisse bouillante qui s'écoulait
des gazés en cours d'incinération, ou cet autre témoin
qui raconta que les kapos -- qui étaient, rappelons-le, eux mêmes
des détenus -- organisaient des courses cyclistes dans la chambre
à gaz entre deux exécutions, le local se prêtant fort
bien à de telles manifestations sportives, vu qu'il était
en pente pour que le sang des gazés puisse s'écouler (Nürnberger
Nachrichten du 11 septembre 1978).
Pourquoi la plupart des accusés ont-ils reconnu l'existence des chambres
à gaz ou ne l'ont-ils à tout le moins pas contestée ?
Comme au procès de Nuremberg, l'Holocauste a été considéré,
lors des autres procès de criminels de guerre, comme un fait de notoriété
publique sur lequel il n'y avait pas à discuter. La discussion portait
uniquement sur la participation individuelle de l'accusé à
l'assassinat. Tout accusé qui contestait l'existence des chambres
à gaz et l'extermination des juifs se mettait dans une situation
totalement désespérée et son << entêtement >>
l'exposait à une peine particulièrement sévère.
Aussi les accusés choisissaient-ils le plus souvent, avec l'accord
de leurs avocats, la tactique consistant à ne pas contester l'existence
des chambres à gaz, mais seulement leur propre participation aux
gazages, ou, lorsque les témoignages étaient par trop accablants,
à se prévaloir du fait qu'ils avaient agi sur ordre.
Les accusés coopératifs pouvaient espérer des peines
légères, si abominables qu'aient pu être les crimes
qu'on leur reprochait. Au procès de Belzec, en 1965, le seul accusé,
Josef Oberhauser, a été condamné pour avoir participé
à 300 000 assassinats, mais il s'en est sorti avec une peine
de quatre ans et six mois de réclusion. Motif de cette clémence :
au moment des débats, Oberhauser s'est refusé à toute
déclaration. Cela voulait dire qu'il ne contestait pas l'accusation,
de sorte que la justice ouest-allemande pouvait constater une nouvelle fois
que les coupables n'avaient jamais nié les massacres (Rückerl,
op. cit., p. 83-84). Au procès d'Auschwitz, à
Francfort, l'accusé Robert Mulka, présumé coupable
de turpitudes particulièrement bestiales, a été condamné
à 14 ans de prison, peine critiquée comme trop modérée.
Quatre mois plus tard pourtant, il était mis en liberté pour
<< raisons de santé >> -- il avait joué
le jeu de l'accusation et admis l'existence des chambres à gaz. Ceux
qui ont agi autrement n'ont pas eu droit à l'indulgence. Kurt Franz,
accusé du procès de Treblinka, se trouve derrière les
barreaux depuis 1959, car il n'a cessé de contester l'image officielle
de Treblinka. Son co-accusé, Suchomel, selon qui les juifs << entraient
dans la chambre à gaz nus et en bon ordre >>, n'a purgé
que quatre ans.
C'est ainsi qu'on a rendu et qu'on rend la justice en Allemagne.
Un juge ou un procureur qui, dans ces conditions, émettrait un doute
sur l'Holocauste et les chambres à gaz s'exposerait en toute connaissance
de cause à ce que sa carrière soit irrémédiablement
ruinée. Les avocats eux-mêmes n'ont jamais mis en cause l'existence
des chambres à gaz, mais seulement la participation de leurs mandants
aux assassinats.
Le thème des procès de criminels de guerre est brillamment
exposé au chapitre 4 du Mythe d'Auschwitz de Wilhelm Stäglich ;
ce chapitre est le sommet d'un livre en tous points remarquable. A la fin
de son ouvrage, Stäglich commente en ces termes les résultats
du procès d'Auschwitz (p. 382-383) :
(...) Cette manière de déterminer le verdict rappelle de
la façon la plus pénible la procédure utilisée
dans les procès de sorcellerie d'autrefois. A cette époque
aussi, comme chacun sait, le << crime >> proprement
ditn'était que << présumé >>,
parce qu'il était au fond impossible à prouver. Même
les juristes les plus éminents de ce temps-là (...) soutenaient
que, dans le cas de << crimes difficiles à prouver >>,
on pouvait renoncer à établir la matérialité
objective du fait si la << présomption >> plaidait
en faveur de son existence. Quand il s'agissait de prouver qu'il y avait
eu commerce charnel avec le diable ou que tel emplacement était un
lieu de sabbat et autres sornettes, les juges de cette époque se
trouvaient exactement dans la même situation que nos magistrats << éclairés >>
du vingtième siècle face aux << chambres à
gaz >>. Ils étaient obligés d'y croire,
sous peine de finir eux-mêmes sur le bûcher ; ce fut le
même dilemme, bien que transposé, pour les juges de la cour
d'assises de Francfort appelés à se prononcer sur Auschwitz.
33) FRANK WALUS ET JOHN DEMJANJUK
En 1974, Simon Wiesenthal découvrit que le citoyen américain
d'origine polonaise Frank Walus était un ancien valet des bourreaux
allemands et avait à ce titre commis pendant la guerre des crimes
inouïs contre des juifs.
Walus fut donc traduit en justice.
Pas moins de 11 témoins juifs déclarèrent sous serment
que Walus avait assassiné bestialement une dame âgée,
une jeune femme, plusieurs enfants et un invalide. Walus, ouvrier d'usine
à la retraite, dut emprunter 60 000 dollars pour financer sa
défense. Il réussit finalement à faire venir d'Allemagne
des documents prouvant qu'il n'avait jamais mis les pieds en Pologne pendant
toute la durée de la guerre, mais qu'il travaillait dans un domaine
bavarois où on se souvenait de lui sous le nom de << Franzl >>.
C'est ainsi que l'accusation s'effondra. Grâce à Wiesenthal,
Walus a été ruiné, mais il est, au moins, resté
un homme libre (Mark Weber, << Simon Wiesenthal : Bogus
Nazi Hunter >> in Journal of Historical Review, traduction
française in Revue d'histoire révisionniste ndeg. 5,
novembre 1991).
En violation d'à peu près tous les principes d'un État
de droit, John Demjanjuk, citoyen américain d'origine ukrainienne,
a été livré par les autorités américaines
à Israël qui l'a traduit en justice au titre de << monstre
de Treblinka >>.
Des légions de témoins ont décrit sous serment les
ravages causés par << Ivan le Terrible >> à
Treblinka. Il avait assassiné de sa propre main 800 000 juifs
au moyen de gaz d'échappement émis par un char russe hors
d'usage. Il coupait les oreilles des juifs pour les leur rendre, il est
vrai, dans la chambre à gaz. Il prélevait sur leurs corps
des morceaux de chair à l'aide de sa baïonnette. Il éventrait
les femmes enceintes de son sabre avant le gazage. Il coupait les seins
des femmes juives avec son épée avant qu'elles n'entrent dans
la chambre à gaz. Il abattait les juifs, les assommait, les poignardait,
les étranglait, les fouettait à mort ou les laissait lentement
mourir de faim. Demjanjuk a donc été condamné à
mort.
Sur ces entrefaites, les autorités judiciaires israéliennes
reconnaissent que l'Ukrainien n'a probablement jamais mis les pieds à
Treblinka. Elles songent maintenant à l'inculper pour des massacres
commis à Sobibor (la seule pièce à conviction contre
Demjanjuk était une carte de service de Sobibor falsifiée
par le KGB ; il ressort d'une analyse effectuée aux États-Unis
qu'un des composants du papier est une substance utilisée depuis
les années soixante seulement en photochimie -- voy. Rullmann, op.
cit.).
34) LES RÉCITS DES JUIFS << SURVIVANTS DE L'HOLOCAUSTE >>
Dans Evas Geschichte (Wilhelm Heyne Verlag, 1991), Eva Schloss, belle-fille
d'Otto Frank, raconte comment sa mère échappa à la
chambre à gaz grâce à une intervention merveilleuse
de la Providence. Le paragraphe se termine ainsi :
Des heures durant, les fours du crématoire brûlèrent
cette nuit-là et des flammes orange jaillirent des cheminées
vers le ciel noir comme la nuit (p. 113).
On trouve des passages de ce genre dans d'innombrables témoignages ;
les flammes jaillissant des cheminées des crématoires et s'élevant
haut dans le ciel font partie de l'Holocauste. Il faudrait pourtant faire
comprendre aux survivants-de-l'Holocauste que des flammes ne peuvent pas
jaillir de la cheminée d'un crématoire !
Il apparaît, dans beaucoup de ces récits, une légende
particulièrement répugnante, celle de la graisse humaine qui
s'écoulait des cadavres au cours de l'incinération et qu'on
utilisait comme combustible d'appoint. Filip Müller écrit dans
Trois ans dans une chambre à gaz d'Auschwitz :
Accompagné de son adjoint Eckard, l'ingénieur des travaux
de la mort descendit dans le fond de l'une des fosses où il traça
deux raies avec un espace de 25 à 30 cm entre elles qu'il prolongea
dans le sens longitudinal. Il fallait maintenant creuser à cet emplacement,
en suivant son tracé, un caniveau, en pente depuis le milieu de la
fosse, vers les deux côtés opposés, pour l'écoulement
de la graisse des cadavres au moment de leur combustion ; deux réservoirs
placés à l'extrémité des rigoles devaient recueillir
cette graisse (p. 178).
Ce que nous raconte Filip Müller est impossible : n'importe qui
pourra le vérifier auprès d'un spécialiste de l'incinération !
Pourtant, cette histoire horrible a trouvé place même dans
un livre réputé sérieux comme celui d'Hilberg (p. 1046).
De tels exemples permettent de comprendre comment ces témoignages
prennent naissance : un << survivant de l'Holocauste >>
raconte une histoire, après quoi tous les autres << survivants >>
reprennent cette dernière à leur compte.
Bien entendu, le livre d'une Eva Schloss ou d'un Filip Müller peut
aussi contenir des choses vraies. Quand des auteurs de cette sorte parlent
de dures conditions de travail, de conditions d'hygiène effrayantes,
de faim, de sévices occasionnels ou d'exécutions, on peut
admettre qu'ils disent la vérité. Ancien déporté,
le révisionniste Paul Rassinier confirme ces faits dans son propre
récit (Le Mensonge d'Ulysse, La Vieille Taupe, première
partie). Il ne s'ensuit pas pour autant que les passages consacrés
à des chambres à gaz et à des actions d'extermination
délibérées soient authentiques.
Voici maintenant quelques extraits de témoignages relatifs à
l'Holocauste.
Élie Wiesel à propos du massacre de Babi Yar près de
Kiev (attesté uniquement par des témoins oculaires produits
par le NKVD soviétique ; cf. l'article très documenté
de Marek Wolski in Revue d'histoire révisionniste ndeg. 6,
mai 1992) :
Plus tard, j'appris par un témoin que, pendant des mois et des
mois, le sol n'avait cessé de trembler, et que, de temps en temps,
des geysers de sang en avaient giclé (Paroles d'Étranger,
Éditions du Seuil, 1982, p. 86).
Kitty Hart dansI am alive à propos des massacres d'Auschwitz :
J'ai été de mes propres yeux témoin d'un meurtre,
non pas de l'assassinat d'un homme, mais du meurtre d'êtres humains
par centaines, de malheureux innocents qui, pour la plupart, ne se doutaient
de rien et qu'on avait conduits dans une vaste salle. C'est une vision qu'il
est impossible d'oublier. Dehors, une échelle était appuyée
contre le mur de cet édifice qui était assez bas ; elle
permettait de parvenir jusqu'à une petite lucarne. Une silhouette
vêtue de l'uniforme SS en gravit rapidement les degrés ;
arrivé en haut, l'homme mit un masque à gaz et des gants.
Puis, tenant d'une main la lucarne ouverte, il tira de sa poche un petit
sac dont il versa en hâte le contenu à l'intérieur du
bâtiment ; c'était une poudre blanche. Après quoi,
il referma immédiatement la lucarne. Puis il redescendit, rapide
comme l'éclair, jeta l'échelle sur le gazon et s'enfuit en
courant, comme s'il se savait poursuivi par de mauvais esprits.
Au même instant se firent entendre les cris désepérés
des malheureux qui étouffaient... Au bout de cinq minutes, de huit
minutes peut être, tous étaient morts... (traduction empruntée
au Mythe d'Auschwitz, La Vieille Taupe, Paris, 1986, p. 207
208).
La poudre blanche -- inconnue de la chimie à ce jour -- semble avoir
manqué parfois à Auschwitz, de sorte que la SS se vit obligée
de recourir à d'autres méthodes d'assassinat. Eugène
Aroneanu décrit ces méthodes dans son << récit
des faits >> :
A 800/900 mètres de l'endroit où se trouvent les fours,
les détenus montent dans les wagonnets qui circulent sur les rails.
Ils sont à Auschwitz de dimensions différentes, contenant
de 10 à 15 personnes. Une fois chargé, le wagonnet est mis
en mouvement sur un plan incliné et s'engage à toute allure
dans une galerie. Au bout de la galerie se trouve une paroi ; derrière,
c'est l'accès dans le four.
Lorsque le wagonnet vient cogner contre la paroi, elle s'ouvre automatiquement,
le wagonnet se renverse en jetant dans le four sa cargaison d'hommes vivants.
(...) (Aroneanu, Camps de concentration, Office français
d'édition, 1945, p. 182).
Au contraire de cette << expérience vécue >>,
le témoignage de Zofia Kossak (Du fond de l'abîme, Seigneur,
Albin Michel, 1951) s'en tient à la description de chambres à
gaz, mais, selon elle, le Zyklon B n'était pas << déversé >> ;
il montait de trous percés dans le sol :
(...) Une sonnerie stridente, et tout de suite, par des ouvertures du
plancher, le gaz commençait à monter.
Sur un balcon extérieur qui dominait la porte, les SS observaient
curieusement l'agonie, l'épouvante, les spasmes des condamnés.
C'était pour eux un spectacle dont ces sadiques ne se lassaient jamais
(...) L'agonie durait de dix à quinze minutes (...).
(...)
Des ventilateurs puissants chassaient le gaz. Masqué, le << Sonderkommando >>
apparaissait, ouvrait la porte qui se trouvait en face de l'entrée ;
il y avait là une rampe, des wagonnets. L'équipe y chargeait
les corps, vite, vite. D'autres attendaient. Et puis les morts pouvaient
ressusciter. Le gaz ainsi dosé étourdit, ne tue pas. Il arrivait
maintes fois que les victimes chargées au dernier tour revinssent
à elles sur le wagonnet... Les wagonnets dévalaient la rampe
et se déversaient directement dans le four (p. 127-128).
A Auschwitz, il se passait des choses étranges même à
l'extérieur des chambres à gaz :
De temps en temps, des médecins SS se rendaient au crématoire,
en particulier les officiers supérieurs Kitt et Weber. Ces jours
là, on se serait cru dans un abattoir. Avant les exécutions,
ces deux médecins palpaient les cuisses et les parties génitales
des hommes et des femmes encore en vie, comme font les marchands de bestiaux
pour sélectionner les meilleurs spécimens. Après l'exécution,
les victimes étaient étendues sur une table. Les médecins
disséquaient alors les corps, prélevant des organes qu'ils
jetaient dans un récipient [la version allemande originale, op.
cit., p. 74, précisait : les récipients étaient
pris de mouvements saccadés sous l'effet de la convulsion des muscles]
(Filip Müller, Trois ans dans une chambre à gaz d'Auschwitz,
p. 83).
Le survivant de l'Holocauste Yankel Wiernik stigmatise le comportement inacceptable
des Ukrainiens à Treblinka :
Les Ukrainiens étaient constamment ivres et vendaient tout ce
qu'ils avaient pu voler dans les camps pour avoir plus d'argent pour de
l'eau de vie (...) Quand ils s'étaient bourré l'estomac et
étaient ivres morts, ils se mettaient en quête d'autres distractions.
Souvent, ils choisissaient les plus jolies filles juives parmi les femmes
nues qui défilaient, les traînaient dans leurs baraques, les
violaient et les livraient ensuite à la chambre à gaz
(A. Donat, The Death Camp of Treblinka, Holocaust Library, 1979,
p. 165).
Plusieurs auteurs décrivent comment les quelque 800 000 cadavres
de Treblinka ont été éliminés sans laisser de
traces. Citons pour commencer un passage du livre de Jean François
Steiner Treblinka :
Blond et maigre, le visage doux, l'air effacé, il arriva un beau
matin avec sa petite valise devant les portes du royaume de la mort. Il
s'appelait Herbert Floss, il était spécialiste en crémation
de cadavres.
(...)
Le premier bûcher fut préparé le lendemain. Herbert
Floss livra son secret : la composition du bûcher-type. Comme
il l'expliqua, tous les cadavres ne brûlaient pas de la même
manière, il y avait de bons cadavres et de mauvais cadavres, des
cadavres réfractaires et des cadavres inflammables. L'art consistait
à se servir des bons pour consumer les mauvais. D'après ses
recherches -- et si l'on en juge par les résultats, elles furent
très poussées --, les vieux cadavres brûlaient mieux
que les nouveaux, les gras que les maigres, les femmes que les hommes et
les enfants moins bien que les femmes mais mieux que les hommes. Il en ressortait
que le cadavre idéal était un vieux cadavre de grosse femme.
Herbert Floss les fit mettre de côté, puis il fit, de même,
trier les hommes et les enfants. Quand un millier de cadavres fut ainsi
déterré et trié, on procéda au chargement, le
bon combustible en-dessous et le mauvais au-dessus. Il refusa les bidons
d'essence et se fit apporter du bois. Sa démonstration devait être
parfaite. Le bois fut disposé sous la grille du bûcher en petits
foyers qui ressemblaient à des feux de camp. La minute de vérité
avait sonné. On lui apporta solennellement une boîte d'allumettes,
il se pencha, alluma le premier foyer, puis les autres, et, tandis que le
bois commençait à s'enflammer, il rejoignit, de sa drôle
de démarche, le groupe des officiels qui attendait à quelque
distance.
Des flammes de plus en plus hautes commencèrent à lécher
les cadavres, mollement d'abord, puis d'un élan continu comme la
flamme d'une lampe à souder. Chacun retenait son souffle, les Allemands
anxieux et impatients, les prisonniers bouleversés, effrayés,
terrorisés. Seul Herbert Floss semblait détendu, il marmonnait
d'un air détaché, très sûr de lui : << Tadellos,
tadello... >> Le bûcher s'embrasa d'un coup. Soudain les
flammes s'élancèrent, libérant un nuage de fumée,
un ronflement profond s'éleva, les visages des morts se tordirent
de douleur et les chairs éclatèrent. Le spectacle avait quelque
chose d'infernal et les SS eux-mêmes restèrent quelques instants
pétrifiés, à contempler le prodige. Herbert Floss rayonnait.
Ce bûcher était le plus beau jour de sa vie.
(...)
Un tel événement devait se fêter dignement. On fit apporter
des tables que l'on dressa face au bûcher, recouvertes de bouteilles
d'alcool, de vin et de bière.
La journée s'achevait, renvoyant les hautes flammes du bûcher,
le ciel s'embrasait au bout de la plaine où le soleil disparaissait
dans un faste d'incendie.
Sur un signe de << Lalka >>, les bouchons sautèrent.
Une extraordinaire fête commençait. Le premier toast fut porté
au Führer. Les conducteurs des excavatrices avaient regagné
leur machine. Lorsque les SS levèrent leur verre en hurlant, les
excavatrices semblèrent s'animer et lancèrent soudain leur
long bras articulé vers le ciel, en un salut hitlérien vibrant
et saccadé. Ce fut comme un signal ; dix fois les hommes dressèrent
leur bras, faisant retentir à chaque fois le salut hitlérien.
Les machines animées rendaient le salut aux hommes-machines et l'air
vibrait de cris de gloire au Führer. La fête dura jusqu'à
ce que le bûcher fût entièrement consumé. Après
les toasts vinrent les chants, sauvages et cruels, chants de haine, chants
de fureur, chants de gloire à l'Allemagne éternelle. (...)
(Jean François Steiner,Treblinka, Librairie Arthème
Fayard, 1966, p. 332-335).
Wassilij Grossmann décrit également les étonnantes
capacités pyrotechniques des nazis dans Die Hölle von Treblinka
(cité d'après Historische Tatsachen, ndeg. 44) :
On travaillait jour et nuit. Des gens qui ont participé à
la crémation des cadavres racontent que ces fours ressemblaient à
de gigantesques volcans dont l'horrible chaleur roussissait les visages
des ouvriers, et que les flammes atteignaient 8 à 10 m de hauteur
(...) Fin juillet, la chaleur devint étouffante. Quand on ouvrait
les fosses, la vapeur bouillonnait comme au sortir de gigantesques chaudrons.
L'affreuse puanteur et la chaleur des fours tuaient les gens exténués.
Ils s'écroulaient eux-mêmes morts en tirant les morts à
eux et tombaient sur les grilles des fours.
Yankel Wiernik nous propose d'autres détails surprenants :
On imbibait les cadavres d'essence. Cela occasionnait des frais considérables
et le résultat était insatisfaisant ; les cadavres masculins
ne voulaient simplement pas brûler. Chaque fois qu'un avion apparaissait
dans le ciel, tout le travail était arrêté et les cadavres
étaient couverts de feuillage pour les protéger de la reconnaissance
aérienne. C'était un spectacle atroce, le plus épouvantable
qu'un oeil humain ait jamais vu. Quand on incinérait les cadavres
de femmes enceintes, leurs ventres éclataient et on pouvait voir
les embryons flamber dans le corps de leur mère (...)
Les gangsters se tiennent près de la cendre et sont secoués
par des spasmes de rire. Leurs visages rayonnent d'une joie vraiment diabolique.
Ils trinquent sur les lieux avec de l'eau de vie et les spiritueux les plus
choisis, mangent, batifolent et se mettent à l'aise en se chauffant
au feu (Donat, The Death Camp of Treblinka , p. 170-171).
Pour surmonter plus facilement la tension qui régnait à Treblinka,
les Allemands et les Ukrainiens cherchaient la détente dans la musique.
Voici ce que raconte l'experte en Holocauste Rachel Auerbach :
Pour embellir la monotonie du meurtre, les Allemands fondèrent
à Treblinka un orchestre juif (...). Celui-ci remplissait un double
but : premièrement, ses sons couvraient les cris et les gémissemsnts
des gens poussés vers les chambres à gaz et deuxièmement
il se chargeait du divertissement de la troupe du camp qui représentait
deux nations mélomanes : les Allemands et les Ukrainiens (Donat,
p. 4).
Alexander Pechersky décrit dans Die Revolte von Sobibor la
manière dont se déroulaient les massacres dans ce camp :
A première vue, on a tout à fait l'impression d'entrer
dans une salle de bains comme les autres : robinets d'eau chaude et
froide, bassin pour se laver (...). Dès que tout le monde est entré,
les portes se ferment lourdement. Une substance noire et lourde sort en
volutes de trous pratiqués dans le plafond. (...) (cité
d'après Carlo Mattogno, << Le Mythe de l'extermination
des juifs >> in Annales d'histoire révisionniste
ndeg. 1, printemps 1987, p. 81).
Selon les << historiens >> actuels, toutefois, les
250 000 assassinats commis à Sobibor ne l'ont pas été
au moyen d'une substance noire et lourde, mais au moyen de gaz d'échappement.
Qu'on ne nous reproche pas d'avoir été tendancieux et de n'avoir
cité que des passages incroyables. Ou alors, qu'on nous cite sur
les gazages un seul témoignage digne de foi, un seul !