La banque(route) du Yad Vashem ou comment arriver à 6000000

Published: 2005-03-01
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Abstract

In early 2005, Yad Vashem, the official Israeli institute charged with managing the memory of the extermination of the Jews by the Germans, made publicly accessible a database of victims of the Shoah. At that point, it contained approximately three million names of "Jews who perished in the Shoah." The long-term goal is to find the names of "the six million Jewish victims." This paper reports about the results of a first critical look into the contents of this database. A random sampling reveals that the database not only contains the names of survivors, but it also has double or even multiple entries for single individuals. The total number of entries in that database therefore says little if anything about the number of individuals who died in the "Shoah."

Jean Marie Boisdefeu, Dubitando. Textes révisionnistes (2004-2008), La Sfinge, Rome 2009, 304 pages. 23,70 €.

51 textes essentiels dont : De Gaulle était-il un révisionniste ? — L’origine du mythe et son exploitation. — Né à Auschwitz en 1943 et mort en France en 1985. — Chambre à gaz et terrain de foot. — La banque(route) du Yad Vashem. — La transformation des morgues des crématoires d’Auschwitz-Birkenau. — Des actes de décès pour les juifs gazés ? — Jean-Claude Pressac et les archives de Moscou. — Le procès Irving vs. Lipstadt. — Hitler et le génocide des Arméniens. — Des cheminées qui fumaient jour et nuit. — Gazé à Treblinka et mort à Minsk. — Des déportés juifs de France retrouvés en Ukraine ? — Les fables des fosses de crémation et de la graisse humaine utilisée comme combustible. — Le journal du docteur Kremer. — Friedel, 9 ans : gazé mais revenu. —Des enfants rescapés d’Auschwitz. — Des actes de naissance pour les enfants nés à Auschwitz. Etc.

On sait que le Yad Vashem est un institut officiel israélien chargé de la gestion de la mémoire de l’extermination des Juifs par les Allemands; il est un peu l’équivalent de la Congrégation pour la doctrine de la foi romaine. La presse, en pleurs, nous annonce que ce Yad Vashem vient de publier une banque de données sur les victimes de la Shoah.[1] Comme le précise le Yad Vashem, les quelque trois millions de noms actuellement répertoriés sont ceux de « Juifs qui ont péri dans la Shoah », l’objectif étant de retrouver si possible les noms des six millions de morts juifs. En fait, J’affaire se solde par une banqueroute, qui est néanmoins riche d’enseignements.

Banqueroute par manque de méthode et de rigueur

Ce qui frappe l’esprit de celui qui étudie l’histoire de la déportation des Juifs, c’est l’absence de méthode et de rigueur chez ceux qui se sont chargés de l’écrire. Face à une multiplicité de sources documentaires et testimoniales, tout historien sérieux ferait un tri; le Yad Vashem, lui, n’en a cure, d’où de nombreux doublons. Toutefois, comme on le verra, ce n’est pas le seul reproche qu’on peut adresser aux concepteurs de la banque. Mais trêve de commentaires; prenons des exemples.

• Prenons comme premier exemple le cas des Juifs déportés de France; le Yad Vas hem s’est fondé sur le mémorial de Serge Klarsfeld;[2] certes, il n’est pas douteux que la plupart des Juifs qui y figurent sont morts en déportation; un certain nombre en sont tout de même revenus et Klarsfeld l’a précisé mais le Yad Vashem n’en a pas tenu compte et a repris tous les déportés dans sa banque, y compris les rescapés; le comble est qu’il signale que ces déportés sont revenus.

Ainsi y trouve-t-on avec la mention « SURVIVED » Simone Veil, Henri Krasucki et Simone Lagrange (Simy Kadosche, qui n’était qu’une enfant que les Allemands auraient oublié de gazer) ; on y trouve aussi, mais sans qu’on puisse le reprocher au Yad Vashem, de nombreux Juifs rescapés que Klarsfeld a déclaré morts; on citera par exemple Raphaël Esrail, secrétaire d’une association de déportés, ou encore Marie Reille, une catholique déportée par erreur que les Allemands renvoyèrent d’Auschwitz en France. On en a parlé lors du procès Papon.

De plus, nous verrons plus loin que le Yad Vashem ne s’est pas contenté de se référer au seul mémorial mais a aussi retenu des témoignages, de sorte que de nombreux Juifs de France sont comptés plusieurs fois.

• Prenons un autre exemple, celui de 2 enfants (Michael et Josef Salomonowicz, Il et 6 ans à leur arrivée à Auschwitz) et de leur mère; nous avons vu dans « La liquidation du ghetto de Lodz »[3] que tous trois avaient été déportés de Lodz à Auschwitz où, selon la vulgate exterminationniste, ils furent gazés et incinérés; en réalité, le lecteur a pu se convaincre de ce qu’ils avaient été réinstallés à Danzig et qu’ils avaient survécu à la guerre. Et que lit-on dans la banque à leur sujet?

  • La mère y est reprise 3 fois sous des graphies différentes dont une fois avec la mention « survived ».
  • L’aîné des fils, Michael, est repris deux fois sous des graphies différentes; il est également déclaré « survived » à une reprise.
  • Le cadet, Josef, est également repris deux fois; il est lui aussi déclaré « survived » à une reprise. Dans ce cas précis, 3 survivants = 7 morts.

• Un autre doublé: celui d’Ester Skora (11 ans) sur la base de 2 listes du ghetto de Lodz; un autre triplé: celui d’Elchanan Reingold (7 ans) sur la base de 3 listes du même ghetto.

• Les comptages précédents sont fondés sur des documents, mal utilisés, il est vrai, mais (souvent) irréfutables. Malheureusement, l’histoire de la Shoah s’appuie surtout sur des témoignages, c’est-à-dire sur des éléments fragiles. Une grande partie des données de la banque du Yad Vashem sont de cette eau; non seulement ces témoignages ne sont guère fiables mais, comme, manifestement, aucun tri n’a été opéré, cette façon de faire ne pw t conduire qu’à des doublons multiples. Pire, parfois, la source documentaire s’ajoute à la source testimoniale. Quelques exemples:

– Le Hollandais Samuel Acathan est repris 2 fois, une première fois sur la base d’un témoignage et une seconde fois sur la base du mémorial hollondais.[4]

– C’est aussi le cas de la Française Charlotte Rotsztejn reprise 2 fois (sous des noms différents) sur la base du mémorial de Klarsfeld et du témoignage de son père (1992). Toujours chez les Juifs de France, Frida Raichman est reprise 2 fois sur la base du mémorial et du témoignage d’une cousine (1994). Toujours en France, les 51 personnes (dont 44 enfants) de l’orphelinat d’Izieu sont reprises 2 ou 3 fois, voire 4 fois pour certains dont Hans Ament, repris sur les bases suivantes:

  • le mémorial français de Klarsfeld;
  • le mémorial autrichien de la DÖW (H. Ament était né en Autriche[5]) ;
  • le témoignage de son frère (1987), lequel, bien que n’ayant pas été déporté, figure tout de même dans la banque américaine des « Survivors » ;
  • le témoignage (1999) d’une parente de trois des enfants d’Izieu; elle non plus n’a pas été déportée mais cela ne l’a pas empêché de « témoigner» sur 50 déportés d’Izieu.

On voit bien ici que l’hystérie holocaustique mène à la perte de tout sens commun: on n’a rien vu; d’ailleurs, on n’était même pas né à l’époque des faits mais on témoigne quand même et ce témoignage est accepté par les historiens.

– La Polonaise Genia Wagman est enregistrée 3 fois sur la base des témoignages de son fils, lequel a témoigné 2 fois (1955 et 1997) et de son oncle (1957) ; elle est morte (en 1941 ou 1942) là où elle était née et avait vécu toute sa vie et on n’est même pas sûr qu’elle ait été exterminée. Une Belge portant les mêmes prénom et nom est reprise 2 fois sur la base des témoignages de son frère (1978) et de sa petite-fille (1999) ; on peut prédire qu’elle sera reprise une 3c fois quand le Yad Vashem encodera le mémorial des Juifs de Belgique.

– Citons encore l’Allemande Helga Wolf, reprise 3 fois sur la base d’une liste du ghetto de Lodz et de 2 témoignages (celui d’une nièce en 1978 et celui d’un « chercheur » en 1999).

– À ce compte, pensions-nous, une déportée connue comme Anne Frank doit être reprise cent fois. Eh non! Il se pourrait bien que, dans ce cas précis, le Yad Vas hem ait exceptionnellement fait le tri car Anne n’est reprise que deux fois (sur la base du mémorial hollandais et sur celle du témoignage de la deuxième femme de son père mais avec des variantes dans le prénom et la date de naissance, ce qui a dû tromper le Yad Vashem) ; sa sœur Margot, en revanche, est reprise 3 fois; sa mère, Edith Frank, est reprise 2 fois; le père, Otto Frank, bien que revenu de déportation, est repris une fois sur la base du mémorial allemand.[6] Dans ce cas précis, pour le Yad Vashem, 1 rescapé + 3 morts = 8 morts.

– On finit par s’interroger: n’y aurait-il pas dans cette banque de morts l’un ou l’autre témoin déclaré mort sur la base du témoignage d’un autre mort? Nous n’en avons pas trouvé ‘mais allez savoir… Il faut s’attendre à trouver de tout dans cette banque.

• Relevons aussi que les Juifs veulent nous faire croire que tout Juif mort pendant la guerre est obligatoirement mort exterminé par les Allemands et cela, fett-il octogénaire; Ull seul exemple: on trouve dans la banque Chan na Wagman, née en 1854 et morte en 1942 à 88 ails dans son village natal de Galicie (témoignage de sa sœur en 1956). Cette façon de faire accroît le nombre de supposés exterminés de plusieurs centaines de mille.

En conclusion, demanderez-vous, par combien faut-il diviser le chiffre de trois millions de noms déjà encodés par le Yad Vashem ? C’est difficile à dire car l’imprécision est une caractéristique bien con nue de l’état civil juif On peut néanmoins approfondir quelques exemples et tenter une extrapolation prudente.

• Si, par exemple, on interroge la banque sur Simone Veil, on obtient 38 noms de personnes se rapprochant de celui de l’ancien ministre. De ces 38 noms, huit sont à coup sûr des doublons, un est celui d’un rescapé (Simone Veil) et un autre celui d’un Juif mort au combat dans les rangs de la 1re armée française; une dizaine d’autres sont plus que douteux; encore n’a-t-on pas toutes les garanties pour tous les autres.

Parmi ces supposés exterminés, un homme de près de 90 ans.

Relevons aussi que, dans ce cas précis, les témoins sont au nombre de 16; en tout, ils ont témoigné 464 fois dont près de 250 fois pour des déportés français, belges et hollandais déjà repris par la banque à partir de documents; parmi ces témoins, une dame qui a témoigné 34 fois (dont une fois pour la mère de sa belle-sœur) et un « chercheur » lorrain qui a témoigné 154 fois pour des gens qu’il ne connaissait probablement pas; mais il y a mieux: ainsi, un tchèque a témoigné 166 fois.

Il semble bien qu’en généralisant le résultat de cette recherche sur S. Veil, il faille diviser les 3000000 par 2.

• Prenons un autre exemple et interrogeons la banque sur Arno Klarsfeld (le père de Serge) : la banque sort trois noms, tous les trois se rapportant à notre homme. Le Yad Vas hem a d’abord repris le témoignage de Serge en 1974; puis il a encodé le mémorial de 1978 du même Serge; enfin, il a repris le témoignage de 1992 d’une « amie » ; cette amie a par ailleurs témoigné 38 fois pour des déportés français qui, de ce fait, sont donc eux aussi comptés au moins deux fois dans la banque. Ici, au moins, les choses sont claires: il faut diviser les 3 000 000 par 3 .

• Bref, de ces exemples et d autres, on retire l ‘impression qu’il faut diviser les trois millions par 2 à 3.

Une banqueroute riche d’enseignements

L’opération entreprise par le Yad Vashem se solde donc par une banqueroute dont on peut néanmoins tirer un premier enseignement: le chiffre de six millions de Juifs exterminés est un mythe dont n’importe qui peut facilement se convaincre. Mais un examen plus fouillé des données de cette banque est encore plus enrichissant. Ainsi, dans l’article sur la liquidation du ghetto de Lodz auquel nous nous sommes référés plus haut, le chercheur révisionniste Carlo Mattogno donne les noms d’enfants arrivés en août 1944 à Auschwitz où, selon l’histoire officielle, ils furent gazés mais qui, en réalité, furent envoyés quelques jours plus tard dans le camp de Stutthof-Danzig à 600 km au nord d’Auschwitz; parmi eux, nous avons déjà vu, Michael et Josef Salomonowicz (11 et 6 ans) mais on y trouve aussi :

• Adam Szyper (4 ans, compté 2 fois), Tolla Richer (12 ans) et Christine Wolman (14 ans). Le Yad Vashem les reprend en affirmant qu’ils ont été internés à Lodz puis au camp de Stutthof (il n’a pas jugé bon de mentionner Auschwitz !) et enfin Theresienstadt où ils furent tous trois libérés.

• Kazimierz Lachman (7 ans). Le Yad Vashem le compte comme mort sur la base du témoignage d’une tante qui a affirmé en 1988 que son neveu était mort à Stutthof-Danzig, ce qui est bien désolant mais confirme ce qu’a découvert C. Mattogno: les 11 500 inaptes de Lodz n’ont pas été gazés mais ont bien été réimplantés à Stutthof. On a donc ici de la part d’un organisme officiel israélien l’aveu implicite de ce que le gazage des juifs est un autre mythe.

Nouvelles de la banque du Yad Vashem

On sait que le Yad Vashem a entrepris de répertorier les noms des prétendus 6 mi Ilions de Juifs morts dans la Shoah. L’entreprise ne peut qu’apparaître téméraire aux yeux des plus bienveillants, même aux yeux des historiens, étant donné que ces derniers dénombrent déjà un million de victimes de moins.[7] De fait, à ce jour, le Yad Vashem n’est arrivé qu’à 3 millions mais en multipliant les doublons; on peut ainsi estimer qu’il a multiplié par 2 à 3 le nombre de victimes répertoriées. Dans une ultime tentative de débloquer la situation, il vient de lancer une grande collecte de témoignages sur les Juifs de l’ancienne U RSS.[8] Son raisonnement est simple (et mensonger à la fois) : plus des 2;3 des 6 millions de morts, affirme-t-il, y résidaient (soit plus de 4 millions) mais seulement \hi d’entre eux figurent dans la banque (soit 1000000) ; il en résulte que plus de 3 millions d’entre eux sont encore à répertorier, ce qui permettrait d’atteindre (enfin) le chiffre (mythique) des 6 miIIions.

Or, pour R. Hilberg, lequel est l’historien holocaustique le plus respecté au monde (du moins par les croyants), il n’y a pas eu plus de 2 millions de victimes en URSS (y compris l’Ukraine, la Biélorussie, la Pologne annexée, la Moldavie et les Pays baltes), soit 2 fois moins que n’en compte le Yad Vashem ; il ne resterait donc qu’un seul million de noms à répertorier. On n’en arriverait qu’à un total de 4 millions, total tout à fait invraisemblable d’ailleurs dans lequel, avons-nous vu, on retrouverait (pour ne prendre que quelques exemples) :

  • 2 fois le père de Robert Badinter et les parents de Simone Veil,
  • 3 fois le père de Serge Klarsfeld,
  • 5 fois le père d’Henri Minczelès,
  • 3 fois les 52000 Juifs berlinois, etc., sans compter les rescapés comme Henri Krasucki, Henri Bulawko ou Madeleine Veil ou bien tous ceux qui sont morts de vieillesse dans leur lit. Tout cela est hystérique mais, il est vrai, peut rapporter gros.

Notes

[1] On peut la consulter sur internet à www.yadvashem.org.
[2] Serge Klarsfeld, Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, FFDJF, 1978.
[3] Maurice Haas-Colle, Dubitando, n° 2, décembre 2004; Jean-Marie Boisdefeu, Dubitando: Textes révisionnistes, La Sfinge, Rome 2009, Chapitre V, pp. 32-34.
[4] In Memoriam, Sdu Uitg., La Haye, 1995
[5] Namentliche Erfassung der österreichischen Holocaustopfer, Dokumentationsarchiv des österreichischen Widerstandes, Vienne, s.d.
[6] Gedenkbuch. Opfer der Verfolgung der Juden unter der nationalsozialistischen Gewaltherrschaft in Deutschland 1933-1945, Archives fédérales de Coblence, 1986.
[7] Voy. notamment Dubitando, n° 3, mars 2005 [ci-dessus, p. 46-50].
[8] C. Wroclawski, « Broadening the Search », www.yadvashem.org

Additional information about this document

Author(s) Jean-Marie Boisdefeu
Title La banque(route) du Yad Vashem ou comment arriver à 6000000
Sources Inconvenient History/i>, Vol. 9, No. 1; originally published as "La banque(route) du Yad Vashem ou comment arriver à 6000000": signed as François Sauvenière, first published in Dubitando, No. 3, March 2005 ; republished in: Jean-Marie Boisdefeu, Dubitando: Textes révisionnistes(2004-2008), La Sfinge, Rome 2009, Chapter IX, pp. 46-50 ; "Nouvelles de la banque du Yad Vashem": signed as François Sauvenière, first published in Dubitando, No. 9, October 2006 ; republished in: Jean-Marie Boisdefeu, Dubitando, ibid., Chapter XXX, p. 168.
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Dates published: 2005-03-01, first posted on CODOH: Feb. 7, 2017, 3:35 a.m., last revision: n/a
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