Treblinka

Published: 1996-05-09

1. Introduction

L'histoire du camp de Treblinka n'a peut-être pas fait couler autant d'encre que celle d'Auschwitz, mais il n'en demeure pas moins que ce camp est souvent décrit comme celui où la sauvagerie humaine atteignit un paroxysme qu'on ne retrouva nulle part ailleurs. Pourtant, les preuves amenées pour attester d'une liquidation systématique de près d'un million de Juifs dans ce petit camp polonais sont maigres, alors qu'une étude un tant soit peu critique du sujet permets rapidement de réaliser que les faits relatés sont indéfendables dans un débat public.

C'est principalement sur quelques dizaines de témoignages d'après guerre ainsi que sur les aveux de l'ex commandant du camp, Franz Stangl, que se base la preuve. Gitta Sereny publia en 1974 un ouvrage, 'Into That Darkness' (Au fond des ténèbres) qui relate une série d'interviews que Sereny eut avec Stangl à sa prison de Dusseldorf ainsi que ses propres interprétations concernant la question morale entourant la psychologie des Nazis-bourreaux.

Stangl n'était pas le premier officier SS qui avouait avoir participé à un meurtre de masse. Au lendemain de la guerre, le tribunal des vainqueurs, destiné à tracer une bonne fois pour toutes les lignes de ce qui devait être la seule, l'unique version historique acceptable, avait tant bien que mal tenté d'alimenter cette histoire grace a des aveux, mais de nombreuses bavures, incluant des cas de torture découverts par la suite[0], laissaient peser un grave doute sur la validité de confessions obtenues dans un climat de terreur. N'y avait-il pas des SS tels que Ziereis, Suhren, Schwarzhuber, Treite, qui avouèrent leurs chambres a gaz imaginaires dans des camps en Allemagne? Or, aujourd'hui les historiens sont unanimes pour dire que les gazages n'eurent lieu qu'en Pologne. Le crime de génocide n'était que l'un des crimes imputés aux Nazis à Nuremberg, mais il n'en demeure pas moins que ce Tribunal, établit à la suite d'un mélange d'intérêts convergents, n'allait pas lésiner pour bien montrer au peuple allemand (puisqu'une large fraction conservait encore des sympathies pour le régime qui les avaient tiré hors de l'abime économique au début des années 30, ont peut bien parler de 'peuple allemand' ici) combien il s'était égaré et combien les millions de civils tués dans les bombardements alliés ne pesaient pas lourd.

Le cas de Stangl etait, en apparence, différent. Déjà condamné, purgeant une peine de prison à vie, celui-ci n'avait donc aucune raison de mentir à Sereny en lui avouant avoir assasiné près d'un million de personnes au début des années 70. On pourrait carrément classer le cas de Stangl sous la même rubrique que celui de Suchomel, ce SS témoin-vedette du film Shoah.

La solution facile consisterait à affirmer que Sereny a menti et que Stangl n'a jamais tenu les propos qu'on lui prête, ou qu'il a été torturé. Mais on ne torture guère dans les prisons de Dusseldorf en 1971. Dans les faits, dès le début de l'ouvrage de Sereny on trouve l'explication. A la page 27 celleci nous déclare que:

"Je l'écoutai tout le matin sans presque l'interrompre. Son procès était en instance d'appel et il était clair qu'on lui avait conseillé, ou qu'il s'était persuadé lui-même que ces "entretiens" l'aideraient (et peut-être croyait-il même que c'était là leur objet) à régler son cas de la seule façon dont le cas de gens comme lui a toujours été réglé."

Stangl était vieux, malade, usé. Après des années en prison, il n'espérait qu'une seule chose: une remise en liberté. Son procès était en instance d'appel. Avant lui, des dizaines de SS avaient avoué ce que l'on attendait d'eux, et l'extermination des Juifs dans les chambres à gaz de Treblinka était un 'fait' aux yeux du monde entier. Ce n'est pas en allant à contre courant d'une 'vérité établie' que Stangl aurait eu la moindre chance d'espérer une libération. Aujourd'hui, en Allemagne, la négation de l'existence des chambres à gaz peut entrainner une peine de 5 ans de prison. Une législation identique n'existait pas encore à l'époque, mais les magistrats commencaient à châtier les incrédules en se basant sur des lois incomplètes, et un climat de lynchage était déjà présent. Stangl ne pouvait rien espérer en défiant la cour, l'état allemand, les dizaines de témoins qu'on pouvait amener, rien que les aveux d'autres SS devant les tribunaux d'après guerre étaient suffisants pour anéantir un système de défense basé sur la négation. Son avocat n'aurais jamais accepté de collaborer à un système de défense pareil. Le but d'un avocat n'est pas de conseiller à son client de dire ce qu'il pense, mais de lui trouver le meilleur (ou moins pire) système de défense possible. Or, Stangl n'avait rien dans les mains pour faire front. Il avait été habitué à vivre dans un climat de terreur ou jamais l'authenticité des gazages n'etait remise en question. Le lecteur peut se livrer à un petit exercice pour voir mon point de vue: il suffit de se mettre dans la peau de Stangl en se disant que de tels gazages n'ont pas eu lieu. Imaginons maintenant un viel homme malade, qui n'aspire qu'à vivres les quelques années qui lui reste en liberté: celui-ci a bel et bien protesté de son innocence au début, mais on s'est esclaffé, on lui a rit au nez, 'voyons, a quoi sert-il de mentir?'. Certains SS sont allés jusqu'au bout dans cette démarche de négation: Goerring entre autres. Il l'a payé de sa vie. Stangl ne faisait pas face à une accusation normale, qu'on aurait du prouver par des moyens normaux: le crime était, a priori, 'prouvé' et le seul échappatoire possible était le rejet du blâme sur des supérieurs, le respect des ordres donnés, etc... Il est donc complètement faux de dire que les aveux d'un homme sont plus crédibles après sa condamnation si son cas est en appel et que celui-ci espère une libération. Les circonstances prévalants dans un pays où même libre, un ancien SS qui nie de tels événements peut voir le cycle infernal des procès se répéter ne sont pas ordinnaires. Un ancien général allemand de 80 ans qui avait eu l'audace de mettre en doute les chambres à gaz l'an dernier dût prendre la fuite pour éviter la prison. Ces considérations ayant été passées en revue, examinons maintenant l'histoire de Treblinka...

2. Les charniers

Déjà en 1942, le nom de Treblinka n'était pas inconnu. Les mouvements de résistance anti-nazie rapportaient des histoires d'atrocités commises dans cecamp. Bien que de nombreuses contradictions surgirent entre les différents rapports de propagande qui parvinrent à Londres, l'essentiel, soit l'extermination des Juifs là, peut s'y retrouver. Le 2 mars 1943, une manifestation organisée par différents leaders sionistes américains au Madison Square Garden faisait la une du N.Y. Times. Celle-ci n'etait pas centrée uniquement sur Treblinka , néanmoins cet événement peut donner une assez bonne idée du climat qui régnait à l'époque dans les milieux sionistes américains. Le nom de Treblinka surgit à plusieurs reprises au cours de la guerre, l'article de M. Weber et A. Allen en annexe n'en donne qu'un aperçu. Il faut cependant noter ici un élément qui n'est pas sans importance: ces manifestations étaient souvent doublées d'un appel à l'ouverture des portes de la Palestine afin d'y favoriser l'immigration juive. Rapellons que la Palestine, alors sous mandat Britannique ne permettait guère l'immigration de Juifs à cause de la forte pression des Arabes qui redoutaient, a juste titre, une main-mise rapide des sionistes su le pays qui aurait aboutit a l'expulsion d'une bonne partie d'entre eux et à la transformation des autres en citoyens de seconde catégorie. Au cours de cette manifestation ou l'on annoncait que deux millions de Juifs avaient été tués et que des millions d'autres risquaient de l'être, Chaim Weizmann ne lancait pas un appel à la résistance des Juifs, ni ne demandait aux alliés ou au Vatican un effort de tous les instants pour faire pression sur l'Allemagne afin de 'stopper les exterminations' en la menaçant de représailles , mais proposait à ceux-ci de négocier avec l'Allemagne par le biais de pays neutres pour permettre aux Juifs d'émigrer en Palestine. On a su plus tard, notamment avec l'histoire de Joel Brand (Un troc monstrueux: un million de Juifs pour dix mille camions) que le genre de négociations auxquelles poussaient les dirigeants sionistes était ni plus ni moins qu'une demande aux alliés concernant de larges concessions matérielles aux puissances de l'axe. Les mêmes dirigeants sionistes s'offraient d'ailleurs une pleine page le 16 février de la même année pour affirmer que 2 millions de Juifs avaient été tués et 4 milllions allaient l'être, en spécifiant que les seuls Arabes qui s'opposaient à une immigration juive en Palestine étaient des agents nazis.

Le camp de Treblinka a bel et bien existé, mais rien ne prouve sérieusement qu'il servit à assasiner près de un million de personnes. Il fut vraissemblablement construit pour un double usage: la désinfection des Juifs en partance pour l'Est (épouillage lors de la grande épidémie de typhus de 1942-43) mais surtout confiscation des biens de ceux-ci dans le cadre de l'action Rehnardt. Un centre de tri ou les biens (bijoux, argent) étaient rassemblés, répertoriés avant d'être expédiés à Berlin. Un camp de transit avant une autre destination. Il est de mise d'avancer comme argument que le camp ne pouvait servir qu'à des fins meutrières puisque les Juifs y entraient sans en ressortir, mais c'est là oublier que les architectes des procès de Nuremberg avaient la haute main pour déterminer quels documents pouvaient être présentés au procès (télégrammes ou autres) et quels documents devaient être détruits. En outre, la majorité des Juifs qui y furent déportés étaient Polonais et ceux-ci, une fois relocalisés dans ce qui était leur ancienne patrie avant la première guerre mondiale (l'URSS) n'avaient aucune raison dans bien des cas de regagner la Pologne si les conditions de vie y étaient moins bonnes et s'ils n'y avaient plus de famille, ni de biens. Dans bien des cas il est certains que les familles, séparées, ne purent être réunies après la guerre: dans le chaos qu'entrainna l'effondrement du front allemand, des progroms furent fréquents[1] et les épidémies nombreuses. De surcroit, la séparation de conjoints pendant de longues périodes, advenant le fait que le mari fut conscrit pour le travail obligatoire, ne pouvait qu'entrainner un nombre non négligeable d'unions libres avec d'autres conjoints après des années de séparation. Etant donné le nombre de mariages contractés pour des motifs purement sociaux-economiques, il est inévitable que plusieurs n'aient pas cherché à rétablir le contact avec un conjoint vivant ou mort, mais assumé comme décédé.

La première faiblesse majeure de l'histoire offerte par les 'survivants' concerne la dimension des fosses communes où plus de 800,000 personnes auraient été enterrées. Cet argument fut dévellopé par John Ball, un expert en reconaissance de photos aériennes, mais aussi Mark Weber et Andrew Allen[2].Le camp de Treblinka n'était pas bien gros: au plus 600 mètres par 400, bien que ce total inclut sans doute quelques fermes qui furent achetées aux paysans polonais après la guerre. Le camp aurait donc été divisé en deux, la section 'usine de la mort' n'en constituant que la moitié. Hors, l'endroit décrit par les témoins comme ayant servi à enterrer 800,000 personnes ne fait guère que 80 a 100 mètres de long par 50 mètres de large selon Weber et Allen. Par comparaison, le charnier de Katyn, ou 4500 corps d'officiers polonais furent enterrés fait environ 500 mètres carrés.

Dans les faits, il n'y a pas concordance parfaite entre les différents témoins concernant les dimensions des fosses d'inhumation: S. Wilenberg (Surviving Treblinka) illustre une très grande fosse de 100 metres par 50 et 2 petites de 60 mètres par 30 sur un plan. La version la plus répendue selon d'autres témoins cependant est de 2 fosses de 50 mètres par 25, une de 25 par 35 et une autre de 10 mètres par 20[3]. Le nombre de fosses et leur orientation n'est pas identique, bien qu'elles soient toujours décrites comme situées à l'extrémité sud-est du camp. Les 'chambres a gaz', ainsi qu'un baraquement de détenus sont placés tout juste a l'ouest des fosses alors que des conifères et des barbelés sont littéralement collés sur celles-ci au nord, à l'est et au sud selon les plans dessinés. L'endroit est donc, selon les témoins, ceinturé et bien que d'après ces mêmes témoignages la dimension totale des fosses varie donc, comme nous l'avons vu, entre 3,400 mètres carrés et 6,800 mètres carrés au total le chiffre ne peut guère etre plus élevé. Faute de mieux, une dimension moyenne totale de 5,000 mètres carrés semble donc fort acceptable. Une profondeur de 10 mètres[4] est également donnée selon quelques témoins.

Ceux-ci nous déclarent que les allemands affectèrent une équipe spéciale à l'arrangement des corps de facon a minimiser l'espace occupé. Ainsi, des détenus auraient eu pour tâche d'empiler le corps des victimes les uns par dessus les autres en alternant la tete et les jambes à chaque couche. Après chaque fournés, une couche de sable et de clorine aurait été étendue afin d'éliminer l'odeur.[5]

L'arrangement 'scientifique' mentionné n'aurait eu qu'une importance mineure sur l'espace occupé, l'épaisseur de la couche de sable ayant plus d'impact. Néanmoins rien qu'en prennant 2 corps supperposés de 1 mètre 80 de long , 50 centimètres de large et 25 centimètres de hauteur chacun, on obtiendrais 10,000 corps par 50 cm de profondeur pour 5,000 metres carrés (la superficie totale). A cela nous devons ajouter la couche de sable, qui ne pouvait guère faire moins de 50 centimètres. Je dis cela mais au fond, il est clair qu'une couche aussi mince n'aurait guère pu empêcher l'odeur d'être présente. On n'enterre pas a deux mètres sous le sol un corps pour rien. S'il est vrai que les SS n'étaient pas membres de la CGT, je n'en doute pas moins qu'avec l'odeur de centaines de millers de corps présente en permanence dans le camp et bien au delà, les officiers SS auraient eu à redouter autant une révolte de leurs hommes qu'un révolte des détenus.

Même en acceptant un maigre 50 centimètres de sable entre chaque couche, le total des corps enterrés n'aurait guère pu dépasser 100,000, soit le 1/8 ou même le 1/10 des victimes prétendues de Treblinka pour une profondeur de 10 mètres. C'est là le chiffre maximum qu'on peut concéder même advenant le fait que l'arrangement 'scientifique' des corps aurait permis un gain majeur sur Katyn. Mais une dernière question se pose: la profondeur des fosses aurait elle pu être plus importante que ce que les témoins ont décrit?

Ceux-ci racontent que c'est grâce a un excavateur, auquel viendront s'ajouter 2 autres excavateurs du même type (les 'Kopachke'), que les allemands procédèrent. Une photo de l'album de Kurt Franz montre même l'un de ceux-ci à Treblinka. La présence d'un excavateur à Treblinka n'était pas en soi extraordinaire, des travaux de terrassement étaient nécessaires dès le moment ou certains baraquements étaient construits. La photo en question ne montre nullement, comme aucune autre photo, l'utilisation de cet excavateur à des fins criminelles. La profondeur de 10 metres est normalement à la limite de portée du bras d'une pelle mecanique et l'engin en question ne semble pas faire exception.

Pour aller à la profondeur requise afin d'inhumer un million de corps, la seule alternative possible aurait été de creuser une pente afin d'atteindre les 70 ou 80 mètres nécessaires. Une pente de 30 degrés aurait nécessité au moins une distance de 130 mètres supplémentaires. Hors, le périmètre décrit est strictement entouré comme nous l'avons vu. Chambres à gaz d'un coté, conifères et barbelés pour les autres. Le fait même qu'on nous décrive plusieurs fosses près les unes des autres plutot qu'une seule anéantit une telle hypothèse. De surcroit, il aurait été stupide pour les allemands de creuser sur une aussi longue distance sans utiliser aussi cette section supplémentaire comme fosse, ce dont les témoins ne parlent pas. Finalement, les Juifs devaient descendre à pied au fond de la fosse pour disposer des corps a mesure que l'on y jettait ceux-ci.

3. Le secret

Le lecteur de la littérature Holocaustique sait sans doute que les citations généralement utilisées pour prouver l'intention criminelle des Nazis se rapportent à une 'évacuation vers l'Est', une 'réinstallation',etc... Les preuves amenées pour établir un programme de liquidation systématique ne sont donc généralement pas basées sur les tonnes de documents Nazis saisis par les vainqueurs de la guerre mais sur les aveux ou témoignages d'après-guerre. Hors, nous dit-on, si les Nazis utilisèrent l'euphemisme de 'réinstallation' dans leur correspondance, c'est parce qu'ils ne voulaient pas que le secret ne s'ébruite! On peut réaliser l'absurdité d'une telle explication dès le moment ou on prends en considération les manifestations juives accusant l'Allemagne d'un génocide telles qu'elles furent rapportées dans les journaux alliés. Les Allemands ne pouvaient pas manquer d'être au courant puisque ces manifestations étaient rapportées à la une du N.Y. Times au moment même ou ceux-ci utilisaient ce 'langage codé'. Il est aussi absurde de prétendre que ce langage codé fut utilisé afin de ne pas laissé d'indices criminels advenant une défaite. Si l'on suit ce raisonement, dès 1942, dans le cas hypothétique d'un éventuelle écrasement militaire les Nazis auraient décidé d'utiliser ce langage codé car ils auraient pu oublier de brûler des documents ultra secrets de haut niveau avant leur reddition un jour!!! La réalité est fort simple: il était fort difficile de falsifier des dizaines de milliers de documents afin de donner crédit aux accusations d'après guerre, mais il était relativement plus facile de falsifier un nombre plus restreint de documents en affirmant que ceux-ci donnaient une 'clef' pour décrypter tous les autres. C'est le cas, par example, du protocole de Wansee qui ne porte ni sceau, ni cachet, qui est dactylographié et ne comporte aucune signature. Ce document ambigu parle de la solution finale comme d'une politique d'évacuation des Juifs vers l'Est de l'Europe même si on y retrouve à la fin un passage pouvant être interprété comme une référence à une liquidation de ceux-ci. Il existe aussi quelques autres documents non authentifiables dont la terminologie mixte, 'extermination-évacuation' a pour but de 'décrypter' le langage codé des autres documents. Mais la masse des documents ne parle pas d'autre chose que d'un programme d'expulsion des Juifs. La chose est légèrement différente si l'on considère les documents présentés par les soviétiques concernant les actions des Einzengruppen SS, mais la quaisi totalité de ceux-xi sont dactilographiés et ne portent pas de signature ou portent une signature dactilographiée. Dans le cas des tonnes de documents saisis par les vainqueurs de la guerre, la dichotomie est remarquable: lettres écrites à la main ou documents signés par des SS morts avant 1945 et parlant d'un programme d'expulsion, documents non authentifiables et incriminants. Les seuls documents qui sont un tant soit peu ambigus et authentifiables se comptent sur les doigts de la main et même dans ce cas, la 'preuve' se base généralement sur une double interprétation possible concernant un seul mot.

Cette explication concernant le langage codé n'est pas la seule explication boiteuse. La nécessité du secret aurait hanté les dirigeants Nazis. Ainsi nous dit-on qu'en Juin 1942, H. Müller, le chef de la Gestapo eût une rencontre avec le Standartenfuhrer Paul Blobel afin de discuter des moyens appropriés pour l'effacement des traces du crime Nazi. La tâche, sensée être ultra-secrète, aurait été baptisée 'Sonderaktion 1005', et un ordre aurait été donné afin que l'opération ne soit pas mentionnée dans aucun document. Le tout se serait déroulé a partir d'ordres verbaux, évidemment. Il devient alors plus aisé de justifier l'absence de référence à un programme de gazages massifs à Treblinka et les ouvrages défendant la légende utilisent abondamment des citations du type 'transferts vers l'est' puisées à même la correspondance échangée entre les officiers Nazis à l'epoque. Généralement le mot 'extermination' suit entre parenthèse, gracieuseté de l'auteur.

Il faut ici mentionner que le premier gazage attribué aux nazis à Treblinka est placé le 23 Juillet 1942, soit plus d'un mois après le début de 'Sonderaktion 1005', mais que les trains de voyageurs civils purent aller sur la meme ligne pendant 5 semaines 1/2 et leurs passagers voir le spectacle offert par Treblinka puisque ceux-ci passaient par le même point d'arrêt que les Juifs. Or, l'histoire offerte en parallèle est que les Allemands n'enterraient pas les dizaines de milliers de corps des victimes au début: Kurt Franz, dans un témoignage d'après guerre, décrit ainsi qu'à son arrivée au camp, partout se trouvait des corps éparpillés[6]. Alors seulement on commenca a débarasser l'aire de réception des millers de corps qui s'y trouvaient en les incinérant à l'automne 1942[7]. Evidement, cette contradiction n'est pas soulignée par la littérature sur Treblinka mais un simple rapprochement entre deux passages pris à des chapitres différents suffit. Le second réfère à une 'preuve' que les Nazis avaient quelque chose à cacher: ainsi l'histoire semble avoir été bâtie à partir de grains de vérité puisque des difficultés semblent avoir été causées par l'accroissement soudain du trafic ferroviaire. L'ordre de transport no 243 écrit le 27 Aout 1942 (soi disant à cause de l'extermination et non à cause de l'engorgement des lignes) déclare que 'Pour faciliter les actions speciales d'evacuation par train (des Juifs) sans retards, la station de Treblinka sera fermée aux trains de passagers normaux a partir du 1 Septembre"[8]. Buraucratie, quand tu nous tiens... Neanmoins, après avoir laissé filer plusieurs milliers de civils pendant cinq semaines, les Allemands eurent un moment de lucidité puisqu'on nous dit qu'une fois l'opération de débarassement des corps achevée ils liquidèrent les juifs affectés à cette tache afin de preserver le secret.

Cette obsession du secret semble en être une sans l'être. Ainsi des équipes spéciales auraient eu pour tache de recouvrir les barbelés du camp avec des feuillages pour empêcher les curieux de voir le spectacle, mais les Allemands construisirent malgré tout le camp dans une zone entourée de fermes, à proximité du village de Wolka Okraglik. Aussi les Ukréniens et Allemands de Treblinka étaient, selon l'histoire, bien connus des habitants de la ville de Kosow, où ils avaient du bon temps, buvaient et se faisaient prendre en photo[9]. Plusieurs évasions par trains se seraient produites également dans ce camp tout au long des annees 1942-43[10]. Néanmoins, l'histoire comporte certaines perles, dont l'une est sans doute destinée à rendre un peu moins impersonelle aux yeux de non-juifs (Allemands probablement) le supplice des juifs, style: prenez garde, ca n'arrive pas qu'aux autres! Ainsi le faux-temoin professionel Jankiel Wiernik raconte-t-il qu'un jour, une femme protesta des son arrivée en affirmant qu'elle n'etait pas juive. Elle présenta des papiers d'identité en règle et ses deux garçons, après examen, se révélèrent non circoncis.

Mais les Allemands décidèrent de la tuer dans la chambre a gaz avec ses enfants, afin de préserver le secret. Le naratteur ajoute même que ses enfants pleurèrent comme les enfants juifs, 'tous egaux dans la mort'...[11] Evidemment, un tel assasinat n'aurait pu être commis sans protestations de la part des SS, qui etaient, eux aussi après tout, des témoins allemands. Et evidemment, la femme en question aurait oublié de presenter ses papiers en règle au moment de la déportation? Et que faisait-elle dans un ghetto juif?

4. La visite de Himmler

Aussi incroyable semble être l'histoire de la visite de Himmler au camp de Treblinka. Il est probable qu' Himmler ait réellement visité le camp en mars 1943 puisqu'une mention de cet événement existe dans un lettre de Maximilien von Herff datée du 13 Avril 1943. Mais encore une fois l'aspect incriminant provient de témoignages d'après guerre. Tanhum Greenberg relata a sa façon cette visite. C'est de cette époque qu'est datée l'exhumation massive des centaines de millers de corps de Juifs et leur incinération en plein air. L'histoire offerte est qu'au camp de Sobibor des centaines de milliers de juifs furent enterrés alors que Stangl y était commandant, puis furent exhumés et incinérés dès la fin de l'été 1942 afin de ne pas laisse de traces incriminantes[12]. Stangl fut muté à Treblinka et, incorrigible, procéda à nouveau de la meme façon: gazages, puis inhumation dans des charniers. La tâche titanesque de déterrer ces 800,000 corps environ, de trouver l'énorme quantité de combustible nécessaire incomba donc a celui-ci plusieurs mois plus tard au printemps 1943. Nous parlons ici du meme Stangl qui fit incinerer les milliers de corps éparpillés ca et la à l'automne 1942 dès son arrivée afin de ne pas laisser de traces![13]. Néanmoins, Himmler aurait été surpris lors de sa visite que les autorités du camp aient ainsi désobei aux ordres donnés afin de disposer des cadavres si l'on en croit certains témoins[14]. Cela ne l'empêcha pas quelques jours plus tard de promouvoir le commandant Stangl au grade de Hauptsturmfuhrer.[14] Allez vous y retrouver.

Plus troublante encore est la réaction des mouvements de résistance juive en Pologne. La plupart des gens ont entendu parler de l'insurrection des Juifs dans le ghetto de Varsovie. Ce qu'on sait moins, c'est que celle-ci ne regroupa que quelques centaines de juifs. "L'insurrection n'a jamais eu lieu"[15]. Tels sont les mots de Marek Edelman, qui était le leader de l'un des groupes armés dans le ghetto. "Nous n'avons même pas choisi le jour: les Allemands l'on choisi en entrant dans le ghetto pour trouver les derniers juifs". Celui-ci estimait le nombre des combattants de son groupe a 220, bien que le total donné généralement pour tout le ghetto se situe entre 1,000 et 2,000. Robert Faurisson publia un article fort intéressant sur le sujet dans 'The journal of Historical Review', March/ April 1994 en s'appuyant sur des sources neutres[16]. Dans tous les cas l'"insurrection" s'apparenta bien plus à une simple opération de police qui coûta la vie à 16 soldats allemands au total! Il semble que la relocalisation des Juifs plus à l'est gêna considérablement les partisans juifs qui décidèrent d'en découdre avec l'Allemand. Ces groupuscules formés d'idéalistes vivaient parfois d'actes de banditisme envers leurs propres congénères (nécessité oblige) et avaient maille à partir avec les autorités juives du ghetto. Mais tout comme les resistants français, ils n'hesitaient pas a châtier ceux qu'ils consideraient comme trop 'collabos' et s'attaquaient de temps a autre aux soldats allemands. L'insurrection n'a donc rien à voir avec l'image généralement décrite: celle de tout un peuple qui se lève pour échapper à l'extermination.

Bien que l'"insurrection" fut tardive et ne fut l'initiative que d'une poignée des 56,000 juifs qui restaient encore dans le ghetto, il ne faut pas pour autant passer sous silence le fait que des milliers de Juifs choisirent de joindre la résistance un peu partout en Pologne. Yuri Suhl relate: "...dans pratiquement chaque ghetto et chaque camp de travail il y avait des organisations juives qui gardaient le moral des prisonniers, reduisaient leur souffrance physiques, commettaient des actes de sabotage, organisaient des evasions, achetaient des armes, plannifiaent des revoltes."[17]. Celui-ci nous déclare également que les partisans juifs dans les forêts de Pologne se chiffraient par milliers[18]. Les objectifs étaient variables: dynamitages de trains, attentats dans des cafés fréquentés par des militaires[19], attaques de convois de munitions[20]. Or, l'attaque du camp de Treblinka ou même le sabotage de la ligne qui y menait ne fit pas partie des priorités de ces groupes, en dépit du fait que l'histoire du gazage des Juifs à Treblinka fut connue dès l'automne 1942. Il n'existe qu'un nombre minime d'histoires concernant des 'actes heroiques' commis par les juifs destinés à la mort à Treblinka, et celles-ci ne sont pas aisément vérifiables. Vu le fait que les communications postales ou par telephone étaient relativement facile à partir de pays neutres comme la Suisse et la Turquie, Il est fort douteux que les dirigeants sionistes aient cru à leur propre propagande.

5. Les buchers en plein air

Nous touchons maintenant un autre des aspects extremement vulnérables de Treblinka: l'incinération des corps. Il fallait environ 30 kg de coke pour brûler un corps dans un crématoire à l'époque: on peut imaginer que l'incinération de 800,000 corps aurait requis des quantités colossales de combustible. Ces corps auraient donc été déterrés sur plusieurs mois et brulés à l'aide de bois principalement mais aussi parfois de pétrole (printemps a août 1943). Alors que pour Auschwitz Pressac fut capable de fournir des documents attestant de l'envoi de 2,200 tonnes de coke pour les crematoires (ce qui fait moins de 100,000 personnes) il n'y a pas de documents attestant de l'envoi massif de pétrole et de bois à Treblinka. La plupart du bois n'aurait donc pu venir que des forêts entourant le camp. C'est pourquoi, nous dit-on, une equipe spéciale avait pour travail d'aller chercher celui-ci dans les environs du camp[21]. Or, les photos aériennes prises pendant la guerre son publiques depuis quelques années déja et font partie de l'album de John Ball[22]. Les photos, decouvertes aux archives nationales americaines (U.S. National archives Air Photo Library, Alexandria, Virginie) sont parfois d'une remarquable qualité. Une photo, prise le 25 mai 1940 montre la region avant la construction du camp. Toute la region au nord de celui-ci (nord est, nord-nord et nord-ouest) est visible sur une distance de un kilometre mais aussi la moitié nord du camp (en bas de la photo). Une autre photo, prise le 15 mai 1944 montre les restes du camp après sa démolition. On peut y voir clairement que toute la partie au sud de celui-ci est formée de fermes, tout comme la partie ouest. Des bosquets, des arbres qui se trouvaient la s'y retrouvent encore quatre ans plus tard ce qui donne une figure de repère assez précise. Au nord, partie centrale et nord-est, une végetation très dense existe, avec a peu près les mêmes délimitations qu'en 1940 . Une ligne diagonale sépare de façon a peu près brutale la zone clairsemée au nord-ouest de la zone touffue dans la direction nord-nord sur les deux photos. Il n'existe pas de photos disponibles pour le camp en 1942-43. Le point d'intérêt majeur est que le seul endroit ou un déboisement significatif a eu lieu entre 1940 et 1944 est à l'interieur des limites du camp, partie nord. Ces arbres ont donc été enlevés afin de construire celui-ci, bien avant les incinérations en plein air. Partout ailleurs, il n'y a aucun changement significatif. Comme la photo permets de voir jusqu'a environ 1 kilomètre au nord du camp, il y a dejà un problème majeur: si ces arbres n'ont pas été coupés ni au sud, ni a l'ouest, là ou la région était déboisée bien longtemps avant la construction du camp, ni au nord ou nord-est, alors où ont-ils été coupés sinon qu'à des kilometres de distance? Et pourquoi les Allemands se seraient-ils compliqué la tâche ainsi?

Une légende raconte que pour incinérer les corps, les Allemands firent venir un spécialiste, Herbert Floss, afin de trouver une méthode économique en combustible. On peut se demander pourquoi les Allemands auraient eu besoin à tout le moins d'économiser le bois a ce point s'ils disposaient d'une vaste forêt au nord. Quoi qu'il en soit le témoin vedette Steiner raconte ainsi que pour incinérer les corps, les Allemands dûrent procéder a plusieurs essais infructueux. C'est Floss qui trouva la 'solution': les corps de gens agés bruleraient mieux que ceux des jeunes, les corps obèses mieux que les corps minces, les femmes mieux que les hommes, et les enfant pas aussi bien que les femmes mais mieux que les hommes. Ainsi la 'clef' consistait-elle a placer les corps de grosses femmes agées en dessous, et ainsi de suite[23]!

Il faut remarquer que cette fable est basée sur certains elements bien connus déja ou la légende fut tissée, la graisse brûle bien et le corps d'une femme contient, en pourcentage, plus de matières grasses que celui d'un homme. Néanmoins la graisse à elle seule ne peut fournir toute l'energie nécessaire à la combustion du corps, une quantité de chaleur extérieure doit être maintenue en permanence. Ainsi des rails furent posés au sol alors que des troncs d'arbres servirent de combustible initial. Au dessus de ceux-ci les corps empilés de façon 'scientifique'. La différence entre le pourcentage de graisse homme/femme n'est neanmoins pas démesurée, 25 ou 30% et un tel arrangement n'aurait évidement pas changé grand chose. Rapellons qu'a Auschwitz, une toute autre légende nous est offerte pour l'été 1942 et celui de 1944: des corps auraient été incinérés par milliers chaque jour dans des fosses d'incinération et celles-ci auraient été, selon les témoignages, creusées très larges et en pente afin de permettre aux détenus de récupérer la graisse qui s'écoulait des corps en flammes et d'aller la jetter à nouveau dans le feu pour alimenter celui-ci[24]. On peut se demander pourquoi à Auschwitz la graisse s'ecoulait en quantité industrielle des corps sans brûler au point ou le creusement de plus larges tranchées etait rentable alors qu'à Treblinka celle-ci brulait à l'intérieur des corps sans s'écouler. Néanmoins il est clair et net que la combustion d'un corps jusqu'à disparition suffisante de la chair requiert un amas considérable de combustible, aucun corps ne se consumme par lui meme tellement le pourcentage d'eau est important. La graisse n'intervient que pendant une période limitée de la combustion. Des milliers de corps auraient été incinérés chaque jour.

Bien qu'on affirme que l'absence de traces écrites dans les documents nazis d'époque s'explique par la 'volonté de garder le secret', il est sidérant de constater que les Allemands ne pensèrent jamais a évacuer la région et les fermes environnantes avant de procéder a ces incinerations nuit et jour qui, dit-on, furent visibles a des kilomètres de distance pendant des mois. Plus significatif encore, aucune photo de ces bûchers visibles a des kilometres à la ronde n'a été prise au moment même, ni par les villageois polonais, ni par la résistance en dépit du fait que Treblinka etait abondamment utilisé dans la propagande anti-nazie dès le début de 1943, des mois plus tôt. Une telle photo montrant des élements de paysage propres a Treblinka (arbres, maisons reconaissables, etc...) ainsi que la vision apocalyptique des flammes ou de la fumée aurait été inestimable pour la résistance, qui comptait des centaines de millers d'adhérents en Pologne[25]. En outre, l'expédition de matériel de propagande de Pologne jusqu'à Londres par des milieux clandestins était chose relativement facile et fréquente[26]. Les maigres éléments qui furent amenés après la guerre consistaient en témoignages, la plupart de certains Juifs 'survivants' mais aussi quelques rares témoignages de Polonais bien vus du régime communiste.

A la fin de 1945, la Comission Polonaise qui inspecta les lieux affirma qu'une équipe de 30 personnes en charge des fouilles fit la découverte d'ossements et de cendres humaines jusqu'à une profondeur de 7 mètres sur une très large superficie. L'historienne juive Rachel Auerbach et certains survivants faisant partie de cette mission décrivirent des scènes apocalyptiques concer-nant l'amas gigantesque d'ossements trouvés. Néanmoins les lieux ne furent pas accessibles pour fins d'inspection à des sources plus fiables qu'une commision communiste, soit la Croix Rouge, ou encore une mission suédoise. Tout ce qui fut publié consiste en un nombre restreint de photographies pour quelques ossements. Comme il est douteux que sur des centaines de milliers de déportés certains n'aient pas périt durant leur transport vers cet endroit, l'évidence fournie est plutôt douteuse. On aurait pu inviter la Croix Rouge, des représentants d'un pays neutre tels que s'empressèrent de le faire les Allemands pour Katyn afin de justifier leur propagande, mais voilà donc une autre occasion ratée.


Notes:

[0]
Pour les cas démontrés de torture (et rapportés par des journaux américains d'époque), voir Butz, The Hoax of the Twentieth Century, chapitre 1. Aussi Did six million really die?, ainsi que les articles présents sur le site de l'IHR. Un excellent article en français existe aussi dans la Revue d'Histoire Révisionniste, no 6 "Atrocités américaines en Allemagne", page 22.
[1]
Ces pogroms (le faits de partisans Ukreniens, Baltes, parfois des bandes isolées de SS à la toute fin de la guerre) ont été relatés par l'historien Juif Joseph Ginsburg, qui fut déporté avec sa famille en Ukraine
[2]
Voir l'article présenté comme préambule
[3]
Voir la carte de Au fond des ténèbres, G. Sereny, ou la représentation de Belzec, Sobibor, Treblinka, page 39
[4]
Ibid., p. 42
[5]
Ibid., p. 112
[6]
Ibid., p. 92
[7]
Ibid., p. 94
[8]
Ibid., p. 96
[9]
A. Donat, The death camp Treblinka, p. 65
[10]
Ibid., pp. 192, 194. Recit de Martin Gray également.
[11]
Ibid., p. 166
[12]
Site anti-révisionniste Nizkor, Sobibor
[13]
Belzec, Sobibor, Treblinka, p. 94. Notons que Stangl n'était pas seul, Wirth aurait été une figure importante dans cette décision selon la légende
[14]
Belzec, Sobibor, Treblinka, p. 167
[15]
Liberation (Paris) April, 18 1988, p. 27 (Journal of Historical Review, volume 14, number 2 March/April 1994, p. 4)
[16]
Voir le numero de periodique mentionné à la référence 15
[17]
Yuri Suhl, The story of the Jewish resistance in Nazi Europe, ou Anthology on Armed Jewish Resistance (1939-1945) volume 4, 1984, page 73 et +
[18]
Ibid., 1984, p. 75
[19]
Ibid., volume 2, p. 48
[20]
Ibid., p. 609
[21]
Belzec, Sobibor, Treblinka, p. 110; The death camp Treblinka, pp. 124, 129
[22]
John Ball, Air Photo Evidence. [see also www.air-photo.com].
[23]
Treblinka, JF. Steiner
[24]
Anantomy of the Auschwitz Death Camp, p. 463.
[25]
Voir l'article de Enrique Aynat, "Le gouvernement Polonais en exil", Revue d'Histoire Revisionniste, page 36, citant E. Duraczynski, 'Armia Krajowa', page 88-90.
[26]
Meme article que plus haut, page 43

Additional information about this document

Author(s) Jean-François Beaulieu
Title Treblinka
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Dates published: 1996-05-09, first posted on CODOH: May 7, 1996, 7 p.m., last revision: n/a
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